Quelle sorte de dictateur êtes-vous, Monsieur Chavez ?

Par Javier Adler

Texte paru sur le site de "Rebelión"

Traduction de Antonio L. dédiée à l’inénarrable Paolo A. Paranagua, "spécialiste" de l’Amérique Latine au "prestigieux" journal Le Monde et à ses congénères de Libération et d’ailleurs !




Monsieur Chavez,

J’observe depuis des années votre étrange comportement comme dictateur. Passe encore que vous arriviez au pouvoir par des élections après tout il faut bien y arriver d’une façon ou d’une autre, mais ce qui suit est injustifiable !

- Primo, vous vous proposez de changer la Constitution et pour cela vous ne trouvez rien de mieux que de consulter le peuple. Qu’est-ce à dire ?... Pire encore, vous convoquez des élections pour élire les membres de l’Assemblée Constituante puis une autre consultation pour approuver la Constitution. Inexplicable du point de vue des principes de la dictature.

- Deuxièmement, nouvelles élections en 2000 et ensuite d’autres élections successivement dans des secteurs moins importants. Mais pourquoi ? Oublieriez-vous par hasard que vous n’avez pas besoin de l’approbation du peuple ? Et maintenant vous menacez encore de nouvelles élections en 2006 ! Reprenez-vous, Monsieur Chavez ! Un peu de bon sens avant qu’il ne soit trop tard !

- Troisièmement, on tente un coup d’état contre vous et lorsque le Tribunal Suprême relaxe les putschistes... vous acceptez le verdict ! Mais quelle sorte de dictateur totalitaire et bananier procède de cette façon ? Au nom du ciel, même les fameux pistoleros n’ouvrirent le feu contre aucune manifestation et il n’étaient pas non plus à votre solde. Les médias ont été obligés de faire un montage mais seulement pour vous tirer de l’embarras afin que personne ne puisse dire que vous n’êtes pas un dictateur. Cessez de vous appuyer sur les médias, Monsieur Chavez, et soyez un dictateur par vos propres mérites.

- Quatrièmement, l’opposition sabote l’économie (parce que, dans votre insolite dictature, il y a une opposition) et la seule chose qui vous vient à l’esprit c’est de licencier (légalement !) quelles cadres de PDVSA. Là, il n’y a aucune excuse possible, Monsieur Chavez : vous avez eu deux mois pour réagir et tirer quelques coups de feu, emprisonner des gens, décréter quelques états d’exception, etc. Bref, comme n’importe quel dictateur qui se respecte !!

- Cinquièmement, le référendum révocatoire. Non seulement vous introduisez cette possibilité dans la Constitution -ce qui est du jamais-vu pas seulement chez les dictateurs mais dans les gouvernements démocratiques- mais en plus, tranquillement, vous permettez qu’il soit mené à terme. Et n’essayez pas de nous raconter que vous pensiez arranger les résultats, parce que les observateurs internationaux ont affirmé que le scrutin était « propre ». Oui, oui, une élection propre, ne le niez pas !

Pour résumer, c’est bien que vous revêtiez de temps en temps l’uniforme et que vous chantiez à la télévision. Mais pour le reste, votre comportement comme dictateur laisse beaucoup à désirer. Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir reçu des médias les rappels quotidiens de votre nature autoritaire.

C’est déjà largement suffisant que nos démocraties se comportent anti-démocratiquement ; si en plus les dictateurs ne se comportent pas comme tels !...

S’il vous plaît, un peu de cohérence.

Bien à vous

Javier Adler

http://www.rebelion.org/noticia.php...

http://www.bellaciao.org/fr/article...

6 commentaires:

Anonyme a dit…

et que dire de ce qui se passe au vénézuela depuis quelques semaines... la liberté de la presse, la liberté d'expression, la liberté de pensé tout simplement... C'est en commençant a bailloner la presse que la dictature nait... la dictature est née au vénézuela depuis dimanche 27 mai...

CERCLE VENEZUELA TOULOUSE a dit…

Peut être n'a-t-on pas les mêmes références, mais qu'un état ait le droit de regard sur la concession de canaux hertzien n'est en rien un scandale. Je te renvoi au programme présidentiel de François Bayrou (dictateur en puissance?) qui le propose en lorgnant TF1. Je rappelle juste que la chaîne n'est pas fermée qu'elle émet toujours sur le cable sattelite, internet. Je rappelle aussi qu'avec les lois Française Mr Granier pdg de RCTV serait condamné à 30 ans de prisons pour appel à la subversionde la publique par rapport au rôle joué par la chaine dans un coup d'état contre un gouvernement démocratiquement élu ... ça c'est fasciste et dictatorial. Le dictateur est celui qui ne respecte pas les urnes, non?

Anonyme a dit…

Peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat... On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro. Les calomnies les plus misérables sont colportées contre M. Chávez, conçues par les nouvelles officines de propagande – National Endowment for Democracy (NED), Freedom House, etc. – financées par l’administration du président des Etats-Unis George W. Bush. Dotée de moyens financiers illimités, cette machine à diffamer manipule des relais médiatiques (dont des journaux de référence) et des organisations de défense des droits humains, enrôlés à leur tour au service de ténébreux desseins. Il arrive aussi, ruine du socialisme, qu’une partie de la gauche sociale-démocrate ajoute sa voix à cette chorale de diffamateurs.

Pourquoi tant de haine ? Parce que, à l’heure où la social-démocratie connaît une crise d’identité en Europe, les circonstances historiques semblent avoir confié à M. Chávez la responsabilité de prendre la tête, à l’échelle internationale, de la réinvention de la gauche. Alors que, sur le Vieux continent, la construction européenne a eu pour effet de rendre pratiquement impossible toute alternative au néolibéralisme (lire, dans ce numéro, les articles de Jean Bricmont et Denis Duclos), au Brésil, en Argentine, en Bolivie et en Equateur, inspirées par l’exemple vénézuélien, les expériences se succèdent qui maintiennent vivant l’espoir de réaliser l’émancipation des plus humbles.

A cet égard, le bilan de M. Chávez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. Dans le respect scrupuleux de la démocratie et de toutes les libertés , n’a-t-il pas refondé la nation vénézuélienne sur une base neuve, légitimée par une nouvelle Constitution qui garantit l’implication populaire dans le changement social ? N’a-t-il pas rendu leur dignité de citoyens à quelque cinq millions de marginalisés (dont les indigènes) dépourvus de documents d’identité ? N’a-t-il pas repris en main la compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ? N’a-t-il pas déprivatisé et rendu au service public la principale entreprise de télécommunication du pays ainsi que la compagnie d’électricité de Caracas ? N’a-t-il pas nationalisé les champs pétrolifères de l’Orénoque ? Enfin, n’a-t-il pas consacré une part de la rente pétrolière à acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales, et une autre au financement de programmes sociaux ?

Trois millions d’hectares de terre ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. Des dizaines de milliers de personnes sans ressources, atteintes d’affections oculaires, ont été gratuitement opérées. Les produits alimentaires de base sont subventionnés et proposés aux plus démunis à des prix inférieurs de 42 % à ceux du marché. La durée de travail hebdomadaire est passée de 44 heures à 36 heures, tandis que le salaire minimum montait à 204 euros par mois (le plus élevé d’Amérique latine après le Costa Rica).

Résultats de toutes ces mesures : entre 1999 et 2005, la pauvreté a baissé de 42,8 % à 37,9 % , tandis que la population vivant de l’économie informelle chutait de 53 % à 40 %. Ces reculs de la pauvreté ont permis de soutenir fortement la croissance, qui, au cours des trois dernières années, a été en moyenne de 12 %, parmi les plus élevées du monde, stimulée aussi par une consommation qui a progressé de 18 % par an .

Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut-il s’étonner que le président Chávez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?


I.RAMONET

Anonyme a dit…

Hitler aussi a été élu
et combien d'autres ?

antonio a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=9rocIClPmUk regarder ca et vous comprendrer ce qu est le communisme vive le venezuela!!!! sans chavez et sans communiste

Anonyme a dit…

bolivar n est pas communiste comment osez vous en parler alors que vous avez passer 15 jour au venezuela je parle de vous dirigan de ce site de voyou comment pouvez vous laissez tuer torturer des gens etes vous idiot??????? Vous etes communiste ces votre probleme mais vous ne pouevez pas laisse faire des chose comme ca