Le barrio de La Vega, exemple de l'auto organisation populaire

El Gordo et sa famille Photos du quartier


La révolution bolivarienne du Venezuela est souvent résumée à la figure emblématique du président Chavez. Pourtant, loin du palais de Miraflores, un certain nombre de communautés des quartiers populaires de Caracas appuie le processus. Prendre le métro jusqu'à La Paz. De là, marcher quinze minutes jusqu'à La India. Prendre ensuite une camionnette en direction de Las Cuatras Esquinas. Marcher à nouveau. Vous êtes arrivé dans la communauté de Las Casitas, au cœur du barrio de La Vega, immense quartier populaire de 180 000 âmes sur les coteaux de Caracas. Il s'agit de l'un de ces quartiers les plus pauvres de la ville, ressemblant beaucoup aux favelas brésiliennes. Un des plus politisés aussi avec les barrios de 23 de Enero et d'El Valle.

Là-haut, après plus d'une heure et demie de route, habite Edgard Perez, " El Gordo ". Leader presque naturel de la communauté, il dirige celle-ci de l'intérieur de sa maison, la plus haute du barrio, la plus haute de Caracas… À ses pieds s'étend l'immensité de La Vega. Au loin, coincée entre les montagnes, on aperçoit la nuit, la tracée lumineuse faite par Caracas, telle une langue jaune venant lécher le fond de la vallée.

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